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TIFO Magazine is a premium biannual publication documenting supporter subculture in football. The publication uses an unconventional approach to collecting stories which celebrate the worlds game. As a multilingual magazine, we're able to gather content from various perspectives and offer these stories to a broader audience.

A Numbers Game

Marco Anelli

Marco Anelli

A Numbers Game

 
We discuss the increased, and contentious emergent use of performance analytics within the Beautiful Game. 
 
 

EN

When most sports fans hear the word “analytics”, they think of the book Moneyball, angry baseball scouts, algebra equations, the Oakland A’s, the movie Moneyball, Billy Beane, charts and diagrams, Sabermetrics, angry baseball managers, oh, and Moneyball. The word evokes images of withdrawn accountants in small clubhouse offices, quietly emailing dense Excel tables to general managers, who then compile lists of players they’ll need to win more efficiently. It’s a suspicious niche interest limited to a closed circle of angry internet nerds and in-house performance analysts towing around iPads. 

When most soccer fans hear the word “analytics” however, they shrug with indifference. Football is complex, dynamic, and fluid. Scoring moves are just as likely to originate from a well-executed set-piece move as they are from a lucky bounce in the defensive third, which allows a clever pass from a defensive midfielder to a wide player, who will cut inside and pick out an on-rushing forward. It’s improv, jazz, made up on the fly. You can’t quantify it any more than you could have used data sets to predict a John Coltrane riff on any given night. There’s little reason to think a bored soccer-loving economist will one day revolutionize the Beautiful Game...


FR

Quand un fan de sport entend les mots « statistiques avancées » (ou analytics, en anglais), ils pensent au livre Moneyball, à des dépisteurs de baseball en colère, des équations algébriques, aux As d’Oakland, au film Moneyball, à Billy Beane, à des tableaux, des diagrammes, à un truc appelé « sabermétrique », à des directeurs généraux de baseball en colère, à Moneyball. Le terme évoque l’image de comptables enfermés dans des bureaux qui envoient des pages entières de tableaux Excel à des DG qui déchiffrent ensuite ces données compliquées pour se faire une idée des joueurs qu’il leur faut pour gagner. Niche douteuse s’il en est une, la statistique avancée ne semble pouvoir intéresser qu’un cercle fermé d’irascibles insomniaques du Web et d’analystes maison chargés par leurs clubs de décortiquer éternellement des matchs sur leur iPad.

Quand un fan de soccer entend le mot « statistiques avancées », rien ne lui vient à l’esprit. C’est que le soccer est un sport complexe, dynamique et fluide. Un but peut résulter aussi bien d’un jeu parfaitement exécuté que d’un rebond chanceux ouvrant une brèche inattendue dans la défense adverse pour un attaquant bien placé. C’est de l’improvisation, du jazz, un jeu qui se construit à la volée. Quelque chose qu’on ne peut pas quantifier, qu’on ne peut prédire, comme la succession des riffs de John Coltrane. Il y avait donc peu de raisons de penser qu’un économiste oisif et féru de soccer allait un jour débarquer et révolutionner le beau jeu...

 
 

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